Les Formats de cinéma

avril 8, 2011 by · Leave a Comment 

Depuis les débuts du cinéma, plusieurs formats de pellicules se sont succédé, offrant diverses largeurs et diverses surfaces d’image.

Les premiers films de cinéma étaient tournés au format 1.37:1 (Academy Ratio). La télévision reprit ce format en l’adaptant légèrement : c’est le format 4:3 offrant un ratio de 1.33:1.

Au début des années 1950, la télévision devient populaire aux États-Unis. L’industrie du cinéma, inquiète de ce succès et craignant une baisse de fréquentation des salles obscures décide de se démarquer du petit écran au format 1:33:1 en proposant aux spectateurs des films dans des formats d’images panoramiques. Les studios Fox furent les premiers à amorcer cette évolution en 1953 avec le cinémascope qui offrait à l’époque un ratio de 2.55:1.

Le cinémascope : 2.55:1
Le cinémascope est considéré comme le format qui a véritablement lancé la tendance des images panoramiques au cinéma. Seulement cinq films furent projetés dans ce format en 1953 aux États-Unis. Mais le succès fut rapidement au rendez-vous avec une quarantaine de films diffusés en 1954, et plus d’une centaine en 1955.
Lors du tournage, une lentille anamorphique est utilisée pour comprimer l’image dans sa largeur afin de faire tenir une image panoramique sur une pellicule standard. Lors de la projection du film en salle, on utilise un projecteur doté d’une lentille anamorphique qui effectue l’opération inverse en restituant l’image dans ses proportions réelles. Ce format n’est plus utilisé aujourd’hui. Panavision : 2.35:1
C’est l’un des formats les plus courants actuellement au cinéma. Comme le cinémascope, ce format utilise le principe de l’anamorphose. L’image finale a un format de 2.35:1.

Standard Américain : 1.85:1
Le 1.85:1 est le format d’image le plus répandu dans l’industrie cinématographique américaine. Ce format est obtenu de deux manières différentes, mais toujours en utilisant un film au format natif 4:3. Soit le réalisateur filme avec des caches noirs en haut et en bas de l’image, soit il filme sans cache en faisant comme s’il y avait des barres noires. En salle, c’est bien évidemment la version large qui est présentée. Le standard européen : 1.66:1
Parallèlement au format 1:85:1, les Européens développèrent leur propre standard, le 1.66:1, qui fut utilisé notamment pour la majorité des films de la Nouvelle Vague mais qui n’est quasiment plus employé aujourd’hui.

Incrustation d’image « vidéo »

octobre 5, 2009 by · 1 Comment 

L’incrustation est un effet spécial de cinéma consistant à intégrer des objets filmés séparément.
Avec un film chimique (pellicule de cinéma), le procédé se déroule de la manière suivante :

1. on filme séparément un objet sur fond bleu/vert (blue/green screen) et un décor ;
2. à partir de l’image de l’objet, on transforme le bleu du fond en un masque noir (chroma key, on a ainsi la silhouette de l’objet en transparent sur fond noir), ainsi qu’un masque complémentaire (on a ainsi la silhouette de l’objet en noir sur fond transparent, technique dite du « cache/contre-cache ») ;
3. le premier masque est appliqué à l’objet (on a donc l’objet sur fond noir), le second est appliqué au décor (on a donc la silhouette de l’objet en noir sur le décor) ;
4. les images masquées sont mises en alternance décor/objet sur une pellicule ;
5. cette pellicule est utilisée pour impressionner le négatif ; deux images successives (donc le décor sans l’objet et l’objet sans le décor) impressionnent la même image du négatif.

En vidéo et à la télévision, l’incrustation peut être faite à la volée ou au montage : lorsque le signal composite correspond à une gamme donnée de couleurs (le bleu dans le cas d’un fond bleu), le signal est remplacé par le signal provenant de la caméra filmant le fond. Ce principe est notamment utilisé pour faire apparaître les cartes de la météo derrière le présentateur. Le bleu et le vert sont utilisés, car ces couleurs sont peu présentes dans la peau humaine.

Si l’objet ou le personnage porte du maquillage ou un vêtement bleu, la partie devient « invisible ». Ce type d’effet pour la télévision a été beaucoup utilisé par Jean-Christophe Averty.

Les bords de l’objet filmé sur fond bleu posent parfois problème, notamment dans le cas de cheveux, on a alors un artefact appelé « tache bleue » (blue spill).

En fonction du type de technique de tournage (vidéo ou film chimique), on utilise un fond bleu ou vert.

L’incrustation se fait maintenant en général de manière numérique.